La philo selon Peepaulette

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Cabourg

 

« On ne reçoit pas la sagesse. Il faut la découvrir soi-même, après un trajet que personne ne peut faire pour nous, ne peut nous épargner. » Marcel PROUST

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Marcel Proust

Impossible de citer Proust sans parler un peu de lui, de son œuvre qui capture (ou non…) un lecteur prêt à se laisser emporter dans son monde. Et, tant mieux si vous acceptez de le lire comme on écoute un conteur assurément prolixe. Certains seraient tentés de dire comme A. Gide : «Les plus prolixes sont ceux qui ont le moins à dire » Pas Marcel Proust… Ses célèbres longues phrases restituent sans complaisance les désordres et contradictions de l’âme humaine, son espoir fou de les dissimuler derrière des apparences trop clinquantes pour être vraies.
Issu d’une famille bourgeoise aisée, il consacre les loisirs que sa santé très fragile lui accorde, à explorer attentivement les mœurs des salons mondains de l’époque. Tous les sujets sont abordés : l’affaire Dreyfus et l’antisémitisme, l’homosexualité, les arts… Doté d’un discernement subtil, il «scanne» les personnalités qui se fréquentent, s’ignorent, se méprisent ou se courtisent, avec une minutie redoutable. Mais, il ne nous fait pas seulement partager les rites et coutumes de ce milieu à la fois cruel et policé ! Il scrute sans concession ses propres ambivalences affectives, les pièges de l’amour, de la jalousie, les ravages causés par l’implacable désir de posséder l’autre.
Poésie et humour ne sont pas exclues de son œuvre. Oui ! On rit en lisant de nombreux passages savoureux, notamment lorsqu’il se tourne lui-même en dérision. Voici, par exemple, un extrait emprunté au volume appelé  : «A l’ombre des jeunes filles en fleurs». Le narrateur, amoureux de Gilberte, se rend au domicile des Swann :

«A midi et demi, je me décidais enfin à entrer dans cette maison qui, comme un gros soulier de Noël, me semblait devoir m’apporter de surnaturels plaisirs. (Le nom de Noël était du reste inconnu à Mme Swann et à Gilberte qui l’avaient remplacé par celui de Christmas, et ne parlaient que du pudding de Christmas, de ce qu’on leur avait donné pour leur Christmas, de s’absenter – ce qui me rendait fou de douleur – pour Christmas. Même à la maison, je me serais cru déshonoré en parlant de Noël et je ne disais plus que Christmas, ce que mon père trouvait extrêmement ridicule… )»
a la recherche du temps perdu.jpgEn 1907, il commence la rédaction de son œuvre majeure : A la recherche du temps perdu. Elle est composée de sept volumes fourmillant de personnages et dont le dernier sera édité après sa mort. Il y aurait tant à dire sur cet auteur ! Mais, en quelques mots, la philosophie de Marcel Proust est que, le temps qu’il a perdu à observer les mœurs mondaines, il l’a retrouvé en faisant de ses observations, matière d’une contemplation artistique. Et, probablement que cette recherche était son trajet personnel pour atteindre une certaine sagesse…
Volumes de « A la recherche du temps perdu » : Du côté de chez Swann – A l’ombre des jeunes filles en fleurs – Du côté de Guermantes – Sodome et Gomorrhe – La prisonnière – Albertine disparue – Le temps retrouvé.

 

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