La philo selon Peepaulette

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Le Hradschin – Prague

 

La croissance de l’Homme ne s’effectue pas du bas vers le haut, mais de l’intérieur vers l’extérieur. Franz Kafka

Inutile de s’attarder sur la croissance physique qui ne dépend pas de la volonté de l’humain.
Car, Franz Kafka fait évidemment allusion à une autre manière de grandir, de s’élever. C’est elle qui dépend de la capacité de chacun à développer les ressources de son intériorité. A condition naturellement de ne pas tenter de se dérober en prétendant qu’on en possède pas ! Si on a le sentiment qu’on manque de l’essentiel, c’est qu’on n’a pas pris le temps de le chercher en soi ou qu’on refuse de le voir. Son stimulateur, c’est sa faculté d’aimer en commençant par s’aimer soi-même. Non pas en ramenant tout à soi et en ne considérant que ses propres intérêts, ce qui nous conduit à prendre à l’extérieur tout ce qui nous semble légitime pour satisfaire nos désirs égotiques. Dans cette perspective, chacun risque d’ailleurs de connaître bien des désillusions et de souffrir de la morsure des frustrations. Car, ce qu’on recevra de l’extérieur ne sera jamais à la hauteur de ce qu’on attend. Dans ces conditions, difficile de nouer des relations harmonieuses avec son prochain ! Difficile de faire l’expérience des délices de l’altruisme ! Et l’on est en danger de ne se voir entouré que d’ennemis ou d’indifférents !

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Le Pont Saint Charles – Prague

Car, lorsqu’un humain donne ou se donne, c’est bien trop souvent dans le secret espoir de recevoir ce qu’il désire ou ce dont il a besoin pour se sentir exister. Généralement, il attend de l’attention et de la reconnaissance. Or, il n’existe précisément qu’une seule personne qui puisse les lui donner : lui-même. Il devra donc commencer par connaître et développer ses intimes ressources, puis à les nourrir de toutes formes de connaissances qui lui permettront d’agir et de ressentir le plaisir d’exister. C’est alors qu’il sera en mesure de donner dans un élan qui part de l’intérieur vers l’extérieur et qui n’attend aucun retour. Cela signifie qu’il est enfin parvenu à s’aimer pour être en mesure d’offrir aux autres un amour désintéressé. Et, c’est à ce moment précis qu’il goûtera cette « manne » délectable qu’est le bonheur.

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La Ruelle d’Or – Prague

Ce sont les premiers pas vers la sérénité, la Sagesse, les premiers pas vers le don spontané, le don gratuit… Et, le vrai témoignage de ce cœur enfin libéré d’attentes impossibles, c’est qu’il peut enfin accepter l’autre tel qu’il est… Sans le juger, sans exiger de lui des démonstrations qu’il ne sait pas manifester, sans chercher à le changer pour qu’il corresponde à l’être idéal qui nous rendrait prétendument heureux. D’autant plus que, si on parvenait à changer les autres pour les modeler selon l’image idéale de nos désirs, on s’apercevrait bien vite que cette métamorphose n’apporte pas le résultat escompté. Car, ce n’est pas l’autre qu’il faut changer, mais soi-même. Ainsi, l’Humain a les moyens de devenir l’acteur de sa propre croissance : ils sont à la portée de son cœur…

FRANZ KAFKA
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Né à Prague le 3 juillet 1883, c’est un auteur de langue allemande issu d’une famille juive. Il est mort le 3 juin 1924 à Kierling, station balnéaire autrichienne où il était soigné pour sa maladie des poumons. Voici ce que dit de lui en termes si justes et chaleureux, Félix Weltsch (1884-1964) qui était l’un de ses amis les plus proches :
« Kafka a créé dans ses œuvres une nouvelle réalité, une nouvelle atmosphère, bien spécifique, plus pure, plus froide, plus consistante que la nôtre, mais qui ne fait pourtant que refléter et exprimer notre propre réalité, appréhendée d’une manière totalement neuve par un génie de la « contemplation ». Ce nouvel univers n’est pas aisé d’accès, et n’est pas accessible à tous. Le profane en retient souvent une impression d’étrangeté, voire d’absurdité. Et pourtant, il existe un pont, une passerelle d’accès, grâce à la forme, ou plus exactement grâce au rythme et à la musique de sa langue, grâce au prodige d’équilibre de ses phrases qui tiennent le lecteur sous le charme, et qui lorsque Franz Kafka en personne nous faisait la lecture, captivaient encore plus l’auditeur, avec une force saisissante… » (Traduction : François-Guillaume Lorrain)
Si vous acceptez de vous infiltrer sans arrière-pensée dans l’univers de Kafka, voici quelques ouvrages à lire : Le Procès – La métamorphose – Le Château – La colonie pénitentiaire, etc…

 

 

Page 1 : La philo selon Peepaulette, les Upanishads

Page 2 : Les quatre accords toltèques de Don Miguel Ruiz

Page 3 : La parfaite Sagesse de Platon

Page 4 : On ne reçoit pas la sagesse  Marcel Proust

 

 

 

 

 

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