Enquêtes très spéciales

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Des personnages sans nom, première partie

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Article de Rachel FYL

Précédemment, (voir le premier article…) nous nous étions interrogés sur la concordance des récits bibliques avec leurs adaptations, généralement vulgarisées pour atteindre un large public. Naturellement, on ne peut pas ignorer les véritables intentions de leurs auteurs ! Il s’agit de fabriquer un produit commercial rentable au mépris du sens, afin de séduire les foules…
Or, si un lecteur un peu curieux prend soin de lire par exemple, les deux premiers chapitres de l’EXODE, il pourra relever de nombreuses divergences entre le texte original, ses adaptations et malheureusement, ses traductions.
Alors, commençons notre enquête et examinant les deux premiers chapitres que vous trouverez en cliquant ici : Exode chapitres 1 et 2 (traduction : Rachel FYL)

Vous avez lu ? Alors vous avez sans doute remarqué certaines bizarreries. Comme par exemple :

  • Si les tribus de la maison de Jacob sont nommées, le récit ne donne pas le nom de ce nouveau roi qui « n’avait pas connu Joseph », c’est-à-dire un des fils de Jacob. Rien ne nous laisse à penser qu’il s’agit de Sethi 1er ou de Ramsès II !
  • Il est en outre singulier de lire, qu’une fois installés en Egypte (Mitsraïm), voilà que les fils d’Israël avaient fructifié, pullulé et multiplié ! Comme s’ils s’étaient reproduits en grand nombre, à la manière des micro-organismes au point, dit le récit, qu’ils remplissent la terre !
  • Alors, par crainte qu’ils prennent le pouvoir, le pharaon sans nom les accable de corvées pénibles comme la construction d’énigmatiques villes d’approvisionnement appelées Pitom et Raamsess. Peine perdue ! Plus ils besognent, plus ils fructifient, pullulent et multiplient !
  • Or, cette population surabondante ne dispose que de deux accoucheuses qui portent un nom : Pouah, et Siphrah. Compte-tenu de la fertilité de leur peuple, les pauvrettes devaient être surchargées de travail !
  • Détails non moins singuliers : comme elles n’obéissent pas aux injonctions du pharaon, leur engagement est récompensé par Elohim qui influence l’accroissement des fils d’Israël. Bref ! Il remercie les accoucheuses en amplifiant leurs tâches, mais gratifie leur respectueuse fidélité en leur faisant des maisons ! Etrange…
  • Enfin, le pharaon sans nom, dégoûté de voir les fils d’Israël s’accroître malgré les servitudes dont il les accable, impose à ses serviteurs une odieuse besogne : jeter tout fils enfanté dans le fleuve sans nom. Et pourtant, il leur demande d’épargner les filles ! On peut alors s’interroger : est-il inspiré par quelque bonté d’âme? Ou bien, est-ce que son cerveau très antipathique génère des arguments qui servent ses intérêts personnels?
Vous en conviendrez : les quelques singularités que nous avons relevées présentent des incohérences incompatibles avec des esprits rationnels. Alors, on peut comprendre que les traducteurs, les adaptateurs et les interprètes aient pris l’initiative de lui donner de l’intelligibilité en faisant appel à leur imagination. Toutefois, au lieu d’ajouter au Livre d’hypothétiques éclaircissements, ne serait-il pas plus juste de «décrypter» le sens de ces singularités?
Pour tenter d’obtenir quelques réponses, nous examinerons prochainement les particularités du chapitre suivant.
Alors, à bientôt !

 

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