Aujourd’hui, pâtisserie !

 

Nouvelle recette de Peepaulette

Et, si on faisait des financiers ? Ces délicieux petits gâteaux rectangulaires à base de poudre d’amandes et de blancs d’œufs ? Si ça te tente, il te faut rassembler les ingrédients suivants :
  • 100 gr de blancs d’œufs (ou 4 blancs d’œufs)
  •  115 gr de beurre
  • 40 gr de farine
  • 150 gr de sucre
  • 100 gr d’amandes en poudre
  • 3 cuillères à soupe d’eau de fleurs d’oranger
  • 1 pincée de sel
Tout d’abord, tu relèves tes manches et tu montes les blancs en neige avec le sel. Puis, tu fais fondre délicatement le beurre et tu le mélanges avec le sucre, la poudre d’amande, la farine et la fleur d’oranger. Et tu respires la bonne odeur avant d’incorporer les blancs d’œufs avec délicatesse. Lorsque tu juges que ta préparation est bien homogène, tu la mets dans une poche a douille car c’est plus facile pour introduire la pâte dans les moules de ta plaque à financiers. Bien sûr, ce n’est pas obligatoire, mais bien plus pratique ! Enfin, tu mets ta préparation au four préalablement chauffé à 180° et tu sors ta plaque lorsque les gâteaux sont légèrement dorés.
Et voilà ! Bon appétit !

 

 

Potage aux fanes de radis

1 radisTu viens d’acheter une belle botte de radis. Tout en chantonnant, tu en nettoies les jolies racines roses et tu t’apprêtes à en jeter les feuilles. Stop ! Ne fais pas ça ! Tu vas les utiliser pour en concocter un délicieux potage. Pour cela, il te faut :

  • 1 ou 2 échalotes
  • 1 cuillérée de beurre + un peu d’huile
  • quelques pommes de terre
  • les fanes de radis bien triées et lavées
  • sel, poivre
  • un peu de crème fraîche ou une portion de fromage fondu
Tu épluches les échalotes que tu fais revenir dans le mélange beurre-huile au fond d’une casserole. Ne les oublies pas ! Lorsqu’elles sont translucides, tu ajoutes les fanes de radis que tu fais un peu réduire avant d’ajouter les pommes de terre pelées et coupées en morceaux. Enfin, tu couvres d’eau la préparation, tu sales et tu poivres selon ton goût. Tu couvres ta casserole et tu t’en vas lire Peepaulzine pendant une quinzaine de minutes. Lorsque ton potage est cuit, tu mixes le tout et tu ajoutes, soit ta crème fraîche, soit ta portion de fromage fondu. Un délice très bon marché ! Bon appétit !

Enquêtes très spéciales…

En cette période où l’horreur succède à l’horreur, l’arme des gens de bonne volonté, c’est la culture, la connaissance, le respect d’autrui. Il est urgent de répéter que l’Intelligence du cœur reste le socle inébranlable de la liberté, de l’égalité et de la fraternité…

 

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Article de Rachel FYL

Des personnages sans nom : troisième partie

Pour être juste, il faudrait changer le titre de ce quatrième article ! Car, la seconde partie de l’ Exode chapitres 1 et 2 se distingue de la première, dans le sens où les protagonistes sont ici nommés :
  • Reouel, le prêtre de la terre de Midian
  • Tsiporah, sa fille et l’épouse de Moïse
  • Geshom, leur fils premier-né dont le nom a été choisi comme pour témoigner du statut passé de son père.
Or, ces personnages apparaissent après les évènements dramatiques qui ont bouleversé l’avenir de Moïse. En effet, s’étant rendu coupable du meurtre d’un égyptien, il est poursuivi par pharaon ce qui l’amène à s’enfuir en quittant le pays qui l’a vu naître. A l’origine de ce drame, un autre drame qui s’est déroulé sous les yeux du jeune Moïse : l’agression d’un égyptien entraînant la blessure d’un « homme hébreu ». Ainsi, à l’occasion de sa première sortie hors de l’entourage protecteur organisé par les trois femmes qui l’ont sauvé, le jeune homme est confronté à la brutalité du monde extérieur. Pour Moïse, les mœurs violentes de la société sont une découverte révoltante : témoin de l’oppression que subissent ses frères, il prend conscience de leurs souffrances et se pose en sauveur. Hélas ! Il est à son tour gagné par la violence ambiante et il choisit une solution inspirée par la colère et l’indignation. Il est d’ailleurs conscient de l’abomination dont il va se rendre coupable, puisqu’il prend soin de vérifier que personne ne l’observe avant de commettre son crime. Puis, il cache le corps de sa victime, comme si cette précaution allait dissimuler son délit.
Et pourtant, que révèle cet acte meurtrier ? Assurément, Moïse porte en lui des potentialités de libérateur, c’est-à-dire d’émancipateur puisqu’il est sensible à l’oppression des plus faibles. C’est donc la première fois qu’il fait l’expérience de ce sentiment, mais il se trompe de chemin puisqu’il agit sous la domination de la colère. Comment un être assujetti à ses émotions peut-il prétendre libérer ceux qui sont assujettis par un tyran ? C’est le lendemain de son meurtre qu’il va être confronté à cette question. En effet, il est à nouveau témoin d’une querelle : un hébreu frappe un autre hébreu. Voici une nouvelle situation très dérangeante : ce sont deux individus de même origine qui se battent ! Le jeune Moïse constate que, point n’est besoin d’être issus de nations différentes pour se haïr et se brutaliser ! Il prend alors conscience de la perversion qui habite le cœur des occupants de ce territoire. Oubliant qu’il est lui-même contaminé par ce monde, il se fait «jeter» par le donneur de coups qui lui reproche de le juger alors qu’il devrait se juger lui-même. Et, si Moïse s’alarme, c’est qu’il prend conscience qu’en se fixant dans ce monde, il périra assurément.
Alors, il s’enfuit. Une question s’impose : est-ce uniquement pour se soustraire à la peine de mort décrétée par pharaon, ou bien est-ce également pour échapper à ses démons ? Car, s’il restait confiné entre les limites d’un territoire dominé par l’injustice et la violence, s’il adhérait à ce système, il tuerait sa véritable identité. Celle qui a été «sauvé » par l’amour de trois femmes et qu’il doit désormais lui-même sauver par amour pour la vie, pour la justice et pour la liberté. Il arrive alors en terre de Midian où il est à nouveau confronté à des comportements hostiles.
Assis près d’un point d’eau, il voit des bergers qui chassent des jeunes filles venues puiser de l’eau pour faire boire les troupeaux de leur père. Dans ce contexte, le récit nous dit : «et se leva Moïse et il les sauva…» Il n’est donc pas dit qu’il les chassa, qu’il leur fit peur avec un bâton, qu’il les menaça… Non : il se lève et c’est tout. Il semblerait donc que le récit nous enseigne comment en se mettant plus haut que les bergers agressifs, Moïse sauva les jeunes filles. Or, l’action de «se lever», c’est se mouvoir de bas en haut mais c’est aussi diriger ou orienter quelque chose vers le haut. Par exemple, la pensée… En termes modernes, on peut envisager que Moïse choisit d’élever le débat pour résoudre intelligemment la querelle autour du point d’eau ! Mais, ce qui paraît très significatif, c’est qu’après avoir pataugé dans la fange de la violence, Moïse se redresse et adopte l’attitude de l’Homme libre, c’est-à-dire l’attitude de l’Homme debout, celui qui n’est plus l’esclave de ses émotions.
Et voilà comment le héros célébré par Cecil B. DeMille devient le symbole de l’Intelligence du Cœur !

Prochain article : Etranger en une terre étrangère.

Articles précédents :

 

Tiramisu, façon Peepaulette

Il arrive qu’on a envie de faire un dessert sans trop se prendre la tête, sans trop se ruiner, mais tout en faisant plaisir à ses invités. Pourquoi ne pas tenter la réalisation d’un TIRAMISU façon Peepaulette ?

Pour cela, il te faut :

  • 1 paquet de boudoir
  • 3 œufs
  • 100gr de sucre
  • Du café agrémenté d’un peu d‘amaretto
  • 250 gr de mascarpone
Tout d’abord, tu mélanges dans un saladier le mascarpone avec le sucre et les jaunes d’œuf dont tu réserves les blancs. Puis, dans une assiette creuse, tu verses le café auquel tu ajoutes un peu d’amaretto. C’est dans cette préparation que tu trempes les boudoirs avant de les disposer dans un plat (genre, plat à gratin). Ensuite, tu montes les blancs en neige et tu les ajoutes délicatement au mascarpone. Une fois la préparation bien mélangée, tu en étales une couche sur les boudoirs que tu as déjà disposés dans ton plat. Naturellement, tu répartis sur la crème une nouvelle couche de boudoirs trempés dans le café-amaretto et tu termines par une couche de mascarpone. Il ne te reste plus qu’à saupoudrer le tout de cacao ! Et, hop ! Tu mets ton dessert au frais avant de le savourer. Bonne dégustation !

Enquêtes très spéciales…

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Des personnages sans nom : deuxième partie

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Article de Rachel FYL

Afin de poursuivre notre enquête très spéciale, abordons la lecture du second chapitre de l’Exode. Exode chapitres 1 et 2
Vous avez lu ? Alors, vous pouvez constater qu’il relate une histoire qui peut assurément servir de base à l’écriture d’un scénario. Résumons : un couple conçoit un enfant mâle que la mère cache durant trois lunes afin de le soustraire à l’extermination décrétée par le pharaon sans nom. Ne pouvant plus le dérober à la vue des sbires du roi, elle fait un choix remarquable. Inspirée par son courageux amour maternel, elle confie l’enfant aux eaux du fleuve. Celui-là même qui aurait dû l’anéantir, conformément aux noirs desseins du pharaon. Mais, grâce aux propriétés des eaux, la boîte en roseaux flotte à la surface du fleuve qui sait également être bienveillant …
Bien. Ce nourrisson a une sœur, probablement son aînée, qui s’inquiète avec amour de son avenir. Tout en se tenant éloignée, elle surveille sa migration vers un destin inconnu. Elle n’hésite pas à aborder la fille de pharaon, descendue ce jour là de son palais pour se laver dans le fleuve. Elle a vu la caisse en roseaux qui flottait et elle a entendu l’enfant pleurer. Elle s’en émeut et en déduit qu’il s’agit d’un petit hébreu que sa mère a confié au fleuve. Rassurée par le témoignage compatissant de la fille de pharaon, la sœur lui propose une nourrice parmi les femmes du peuple de l’enfant. La princesse accepte et la fillette ou la jeune fille hébreu court chercher la mère biologique pour l’allaiter, moyennant un salaire.
Et, le récit saute des étapes ! On le regrette. Car on aurait bien aimé trouver quelques lignes relatant la relation établie entre l’enfant et sa mère biologique. Décidément, la narration est assez pauvre en subtilités romanesques. Tant pis ! Donc, le temps a passé et à l’âge du sevrage, l’enfant va vers la fille de pharaon. Là, on est un peu déconcerté…  Quoi ? Elle n’a pas pris soin de lui durant tout ce temps ? Les scénaristes suggèrent une justification : à la cour de pharaon les princesses sont séparées de leurs nourrissons. Question de protocole…
Possible ! Enfin, elle le reconnaît comme un fils et l’adopte en le nommant : Moïse. Ce qui signifie qu’il n’avait pas de nom jusqu’à présent. Puis, elle explique les raisons qui justifient le nom donné à cet enfant : « parce que d’entre les eaux, je l’ai sauvé. » Un peu surpris, le lecteur non hébraïsant fronce les sourcils et s’interroge sur la relation existant entre ce nom et les arguments de la princesse. S’il est un peu curieux, il ira chercher la réponse en consultant Wikipédia avant d’en apprendre davantage au fil des articles de notre rubrique !
Soyons sérieux. Pourquoi le récit ne fait aucune allusion au sort de la nourrice, véritable mère de l’enfant, ni à celui de sa sœur « aînée » ?
C’est donc le moment de faire le point. Avant de poursuivre la lecture du chapitre, examinons les singularités de cette partie de la narration :

 

  • Tout d’abord, nous noterons que les parents de l’enfant n’ont pas d’identité propre. On nous dit simplement que le père appartient à la maison de Levi et que la mère est une fille de Levi. Est-ce que cela signifie qu’ils sont parents proches ? Bizarre…
  • La mère dépose une boîte ou une caisse en roseaux  sur les eaux d’un fleuve sans nom
  • Une sœur sans nom surveille la dérive de la caisse au fil de l’eau.
  • La fille sans nom d’un pharaon sans nom le découvre et on suppose qu’elle a l’intention de l’adopter. Sinon, prendrait-elle soin de faire allaiter l’enfant par une nourrice ? Toutefois, elle ne semble pas impliquée dans son éducation jusqu’à ce qu’il soit sevré.
  • Ce n’est qu’à la fin de la période d’allaitement que la fille sans nom du pharaon sans nom adopte l’enfant. Elle lui donne alors un nom qui semble correspondre à sa situation d’enfant sauvé par trois femmes courageuses. Car, on ignore si le pharaon a connaissance du choix audacieux de sa fille qui s’est clairement opposée aux décrets de son père !
  • De ce fait, est-ce pour autant que l’enfant est devenu un prince d’Egypte ? Car, le récit ne le précise pas de façon formelle ! Il est simplement écrit qu’après l’adoption, il a été dans les jours à eux. Voici une indication assez énigmatique : de quels «jours» parle-t-on ? Certes, on peut admettre qu’il partage désormais le quotidien de la cour, ses mœurs et les coutumes du pays… Par conséquent, il est désormais complètement retranché de ce qui fait la spécificité du quotidien de son peuple d’origine. C’est-à-dire leurs propres habitudes et leurs propres usages, leurs propres «jours».
Bien ! Il nous faut digérer tout ça. Car, à nouveau, nous sommes confrontés à des singularités qui bousculent le bon sens commun. Devons-nous persister à confiner les récits du Livre entre les limites d’évènements historiques, maladroitement rapportés par des scribes aux compétences littéraires restreintes ?
Examinons ce que nous dit le Zohar III (Livre de la Splendeur), 152a :
«Viens et vois ! Il y a un vêtement visible par tous, et les insensés, dès qu’ils ont vu quelqu’un qui leur semble avoir belle allure, ne regardent pas plus loin. En effet, ils confondent l’habit avec le corps et donnent autant d’importance à ce dernier qu’à l’âme. De même la Torah (Enseignements) possède un corps et les mots de cette Torah s’appellent « corps de la Torah ». Ce corps est revêtu d’un habit que sont les simples histoires ; les insensés de par le monde ne regardent que ce vêtement, que sont les histoires…»

 

Alors, si ces récits ne doivent pas être regardés comme des chroniques du temps passé ou de simples histoires, quelle est leur finalité et comment les lire ?
Si des éclaircissements vous tentent, nous vous donnons rendez-vous autour d’un nouvel article.
A bientôt !

zoharLe Sefer HaZoHaR : C’est  l’un des ouvrages fondamentaux des enseignements ésotériques de la Torah (Pentateuque). Il rassemble des commentaires rédigés sous forme d’allégories à l’usage des chercheurs ayant développé des facultés de conscience élevées.

Prochain article : Des personnages sans nom, troisième partie.

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