

Depuis le début de nos enquêtes très spéciales, nous avons compris l’intérêt du questionnement pour éclairer les sens discrets des récits du Livre. Et, après lecture du second chapitre, nous constatons que ce dernier, comme le précédent, abonde en termes et détails souvent déroutants. Par conséquent, dans quelle direction allons-nous orienter notre nouvelle enquête ?
Commençons par compter le nombre de versets du chapitre. Nous en relevons 25, ce qui nous donne l’opportunité de le décomposer en cinq parties (5×5 = 25 !). Parfait ! Nous allons donc tenter de récolter aujourd’hui les enseignements des cinq premiers versets.
Ils sont en quelque sorte, le prolongement du premier chapitre, dans le sens où ils traitent de l’achèvement du processus créateur. Mais, ils mettent également en relief le commencement d’un nouveau cycle consacré à la réalisation du Projet d’Elohim qui n’est encore qu’en potentialité. Le verset 5 confirme cette assertion puisqu’il est dit : «Et tout buisson des champs n’était pas encore en terre et toute herbe des champs pas encore sortie parce qu’Il n’avait pas encore fait pleuvoir Adonaï Elohim sur la terre et d’Adam aucun pour travailler l’Adamah.»
Ainsi, c’est par Dix Paroles et en Six Jours qu’Elohim a élaboré la totalité de Son Projet, c’est-à-dire les Ciels, la Terre et toute leur armée. Entendu au premier degré, ce dernier mot apparaît singulièrement inapproprié dans ce contexte ! Naturellement, nous ne l’interpréterons pas au sens propre, mais comme une allusion à la foule innombrable de principes formant les systèmes complexes créés par Elohim. Voici probablement une allusion aux puissances d’action dévolues aux deux mondes en question.
Et, c’est
donc au Septième Jour que le Créateur cesse son ouvrage puisqu’Il a élaboré un TOUT complet, harmonieux, parfaitement en mesure de produire les effets désirés. Il n’est donc pas nécessaire d’ajouter quoique ce soit, ce qui risquerait de corrompre l’équilibre des systèmes et de provoquer un nouveau chaos (Tohou-Bohou). Pourquoi ? Parce que ce TOUT est conçu sur les bases de mesures justes et adaptées au Projet. Il est donc remarquable que le Créateur s’impose des limites en chômant le Septième Jour, c’est-à-dire en suspendant son activité. En conséquence, n’allons donc pas mettre Elohim au chômage, mais tentons de comprendre le sens de cette pause avant qu’Il ne commence un nouveau cycle actif !
A ce sujet, le récit nous offre plusieurs perspectives d’interprétation. En effet, il est précisé qu’Elohim a béni et sanctifié ce Septième Jour. S’Il lui accorde grâce et faveur, s’Il le rend sacré, c’est qu’Elohim lui confère un intérêt supérieur. Il dédie donc ce Jour à un service qui appartient à un domaine séparé de celui de la «productivité matérielle». En d’autres termes, Il instaure une séparation entre le temps profane et le temps sacré. Ce qui signifie que les êtres à venir n’auront pas pour seule vocation d’œuvrer en faveur du monde matériel, ce qui ne leur laisserait pas vraiment de place au développement de l’ÊTRE. Nous pouvons alors en inférer qu’au Septième Jour, c’est en faveur du monde spirituel qu’ils pourront privilégier l’intime part de leur réalité. Cela signifie qu’il leur sera nécessaire de subvenir aux exigences de leur nature biologique durant les six jours symboliques. Mais qu’ils ne devront pas oublier pour autant celles de leur réalité spirituelle qu’ils pourront satisfaire au Septième Jour.
Et le récit nous annonce qu’après cette pause, commence un nouveau cycle : celui du FAIRE, c’est-à-dire, celui de la réalisation du Projet. Que nous indique le 4ème verset ? «Voilà les enfantements des ciels et de la terre en leur création au jour de faire Adonaï Elohim (YHVH Elohim) terre et ciels». Dans notre contexte, il serait naïf d’envisager ces «enfantements» comme si les ciels et la terre allaient «accoucher» d’improbables enfants ! Compte-tenu des enseignements précédents, cette allégorie fait allusion à la production de principes spécifiques. Comme si les intelligences créées au premier chapitre allaient se manifester en se donnant une réalité. Lesquelles ? Celles appartenant aux «ciels» et concernant le monde spirituel. Et, celles appartenant à la «terre» parce qu’elles concernent le monde matériel.
Or, nous voyons apparaître un nouveau Nom, associé à Celui que nous connaissons et qui forme ce que nous appellerons l’un des Grands Noms divins. Il s’agit du Tétragramme qui s’écrit en hébreu Yod-Hé-Vav-Hé précédant dans le récit le Nom Elohim. Cela nous donne en français YHVH Elohim et cette particularité éclaire l’expression du verset 26 du premier chapitre : « ferons l’Adam dans Notre Image, selon Notre Ressemblance… » Qu’est-ce que cela signifie ?
Interrogeons-nous : est-il possible que ces deux Noms aient été «inventés» par les scribes pour désigner le Créateur ? Devons-nous adhérer à l’opinion pour le moins subjective (et singulière…) de certains qui affirment que, parmi les «différents» rédacteurs du Livre, on comptait des «Yahvistes» et des «Elohistes» ! En somme, ces deux noms résulteraient d’appréciations très personnelles pour «nommer» le Créateur.

Un bel article !
Il lève un coin du voile sur la raison de ces écrits.
devenir un homme debout.
Merci de nous apporter votre lumière!
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Merci à vous ! C’est un bel encouragement !
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On attend la suite avec impatience !
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Elle est en chemin ! Merci de ta visite !
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